...ou le Lac Titicaca côté péruvien
Salut à tous !
Me revoilà au Pérou. Vu que j'ai bien aimé le Lac en Bolivie, je me suis dit que ce serait dommage de pas voir les iles flottantes en paille des Uros du côté péruvien, alors que je suis tout
près.
A Copacabana, j'ai donc pris le bus pour revenir à Puno, ville portuaire d'où on peut visiter toutes les îles péruviennes. Sur le conseil de 2 Françaises rencontrées à Cusco, je suis donc allé
dans une très bonne auberge, la meilleure de mon voyage je crois. Tout le confort nécessaire avec une bonne ambiance et un proprio super sympa. Ils organisent des tours sur les îles et vu que
c'était pas trop cher et que je veux avoir du temps pour la Bolvie, j'en ai profité.
Le programme : Départ le lendemain matin, visite des îles flottantes en paille, direction l'île d'Amantani où on prendra le déjeuner et le dîner avec une famille de l'île chez qui on
dormira aussi ; le surlendemain p'tit dej sur place et direction l'île de Taquile où on mangera le déjeuner (du poisson surement), puis retour sur le continent.
Le lendemain matin à 7h30, un minibus vient me chercher à l'auberge. Je me retrouve vite au port avec d'autres touristes récupérés au passage puis on monte dans notre embarcation. Ce navire sera
mené de main de maître par José et Rubben pendant tout notre périple. On est parti !
Les Uros
Au début de la traversée, on fait la connaissance de notre guide, que nous appellerons "le guide" parce que ma mémoire me fait défaut. Il se trouve dans l'obligation de parler anglais
puisque la majorité des passagers ne comprennent pas bien. On est environ 25, il y a une bonne moitié de Français, 4 Italiens, 2 Australiens et un couple d'Américains. L'Américaine
ressemble exactement à Manon quand elle met des lunettes de soleil. Vraiment perturbant. Elle a juste l'air plus boudeuse. Le guide nous explique dans son style si particulier et avec un accent qui
ferait rêver Maju quelques généralités sur la lac. "My frrriends, forrr exampeule..." Titicaca (prononcez Titikhakha) veut dire Puma Gris, en aymara je crois. Et en effet, quand Le guide
retourne la carte... on voit rien ! Il faut se concentrer un peu pour voir un gros chat qui attrape un lapin. 60% du lac appartient au Pérou et 40% à la Bolivie en fait.
Le bateau circule entre les roseaux
On arrive aux îles flottantes, dans la baie de Puno. En fait, elles ne sont pas exactement en paille, elles sont constituées de totora, un genre de roseau qui pousse dans le lac sur des profondeurs
allant jusqu'à 3m. Il y a plusieurs îles qui ont chacune un nom. Elles accueillent tous les jours des touristes et on le sent bien. On descend du bateau et on est accueilli par 3 bonnes femmes en
robes oranges et roses fluo. Nos pieds s'enfoncent un peu dans le sol, la sensation est marrante.
Les habitantes de l'ile
LE guide avec l'assistance de Freddy, un habitant de l'île, et d'une petite maquette, nous explique comment est fabriquée l'île. Les roseaux qui constituent le sol sont posés dans toutes les
directions sur des blocs de terre flottant eux aussi. Ce sont sur ces blocs que poussent les roseaux. Une fois le sol constitué, on installe des maisons elles aussi en totora mais bien sèche cette
fois. Il y a aussi une concha (cuisine au feu de bois), un bassin pour les poissons, et surprise... un panneau solaire ! Les habitants de ces îles minuscules s'organisent en famille
ou bien vevent entre amis, et vivent surtout de la pêche. On nous explique qu'ils vont faire régulièrement du troc sur le continent et que les enfants y partent faire leurs études avant de
revenir, pour la plupart, vivre sur l'île. Je me demande s'ils vivent tous sur leurs îles. J'en doute fort.
Un gros problème qu'ils ont quand même ici, c'est le feu. Un chandelle pas bien surveillée et c'est le drame. De la mème manière, pour faire la cuisine, ils ont fait en sorte de mettre des pierres
sur el sol de la cuisine. On finira cette visite de moins d'une heure (mais c'est suffisant) par une petite ballade en barque de totora. Une genre de catamaran à rames, en roseau sec, avec des
allures viking. Avant ils les fabriquaient avec des cordes faîtes aussi à base de roseau mais maintenant ils utilisent du synthétique, beaucoup plus solide et fiable.
Non. Ce n'est pas un drakar.
La Isla Amantani
Après un autre trajet en bateau à moteur, on arrive à Amantani. José et Rubben font bien rire tout le monde en se trompant de port une fois puis en s'y reprenant à 2 fois pour rentrer dans le bon,
en cognant un peu le quai au passage. Des femmes en tenues traditionnelles nous accueillent et amarrent le bateau. Une jupe longue plissée et un chale noir. Tout le groupe se dirige sur la place
principale. Il y a plein d'autres groupes de touristes qui sont arrivés en même temps que nous. On est ensuite réparti dans plusieurs familles par groupes de 2 ou 3. Je me retrouve chez la
vieille Josefina où je fais la connaissance d'Antoine, un Lyonnais judoka qui fait le tour du monde. On mange notre déjeuner à 15h30. Une soupe de quinoa et des patates pour changer. C'est bon
mais c'est léger.
L'accueil des femmes au port
En fin d'après-midi, le groupe se réunit et on assiste à une danse traditionnelle sur la place. C'est la feria artisanale ces jours-ci donc il y a plein de stand autour de la place ou on vend des
bonnets péruviens. Ils sont vachement bien mais j'en ai acheté assez. On se dirige ensuite vers les hauteurs de l'île par un joli sentier pavé, mais alors qui grimpe sec. Le guide nous fait un
petit speech. Les gens sur l'île sont encore en autonomie évidemment, "for example" ils vivent de l'agriculture. En haut de l'île, il y a 2 temples. Un pour le Pachapapa et l'autre pour la
Pachamama. On se dirige tous vers le premier pour assister au coucher du soleil. Il paraît aussi que si on fait le tour du temple 3 fois dans le sens contraire des aiguilles d'une montre (trigo),
on se charge d'énergie et qu'on a plus mal aux jambes après la montée. Allons-y, ça coûte rien ! Tous les groupes de touristes sont réunis au même endroit que nous pour prendre les photos. Les
couleurs du ciel qui s'assombrit sont encore une fois sublimes, on ne s'en lasse pas.
La banda de la place principale
Coucher de soleil au temple
On rejoint le fils de notre hôte, Silver, afin de prendre le dîner. Soupe, riz et patates pour changer. C'est encore pas suffisant pour nous remplir l'estomac. On va dans la piaule jusqu'à ce que
Silver vienne nous chercher pour aller à la fiesta. Il est armé d'un poncho et d'un bonnet pour chacun. Il n'en faut pas plus pour me convaincre. On restera danser jusqu'à 23h avec les autres
touristes aussi déguisés et les femmes qui nous accueillent, au rythme d'un groupe local. Guitarre, charango, tambour, quena et flûte de pan. Comme d'habitude, la danse est pas compliquée donc
tout le monde peut participer sans crainte.
Départ le lendemain matin après un petit déjeuner frugal. J'achète quand même 2 bananes. José et son premier matelot nous sortent du port sans aucun souci. On a été mauvaise langue avec les autres
Français sur le pont.
La Isla Taquile
Après une petite traversée et un amarrage irréprochable, nous voici sur l'autre île, soi-disant plus touristique. Pour être honnête, les 2 îles ont la réputation d'être peu visitées mais en étant
ainsi dans un groupe, j'ai juste eu l-impression contraire. J'ai préféré visiter la Isla del Sol tout seul meme si c'était tres sympa cette fois aussi. De toute manière, les îles se ressemblent
beaucoup entre elles.
On monte encore jusqu'à la plaza mayor. Le chemin est encore ponctué, comme sur Amantani de sortes de petites arches en pierres. On profite un peu du point de vue avant de se diriger vers un petit
restaurant. On y mangera évidemment de la truite. Le guide nous explique quelques règles vestimentaires de l'île. Les hommes célibataires ont un bonnet blanc et rouge alors que les hommes mariés un
bleu et rouge. Les femmes quant à elles sont reconnaissables grâce à leurs châles. Les mariées s'en recouvrent la tête et les célibataires le portent sur les épaules, mais quand il fait soleil ou
froid, il faut regarder les pompoms à leurs extrémités. Gros pompoms -> célibataire ; petits pompoms -> mariée.
On doit se dépêcher de revenir sur le continent parce que les Italiens ont un bus. (?!) Faut pas prendre un tour si t'es pas sûr d'avoir ton bus derrière. Ou bien tu prends un bus plus tard et tu
fais pas chier tout le monde, j'sais pas. Je suis presque certain qu'ils l'ont pas choppé en plus. Bien fait pour eux. Moi, ça m'a pas empêché de profiter de la lenteur du trajet du
retour. J'aurai pas l'occasion de reprendre un bateau avant longtemps je pense.
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